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Récit : pèlerinage à Assise, du 29 avril 2026 au 18 juin 2026

Saint-François, disciple remarquable du Christ et amoureux de la nature, a quitté toute richesse matérielle pour vivre au plus près des pauvres. Nous avons quitté quelque peu notre confort pour cheminer quelques jours dans cet état d’esprit.

L’indispensable pour un bon marcheur

Jean-Marc Tarlet a été à l’initiative de ce projet. Le défi me plaisait, même si un mois m’aurait convenu et que deux mois parti de la maison me paraissaient longs. Moins bon marcheur que Jean-Marc, j’ai eu peur de le freiner dans son élan mais sa détermination et sa patience m’ont encouragé à l’accompagner jusqu’au bout.

Le chemin d’Assise n’a de commun avec celui de Saint-Jacques-de-Compostelle que la distance de 1 500 km, de Vézelay à Assise, pour l’un, et du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle, pour l’autre. En effet, contrairement au chemin de Saint-Jacques, nous avons passé de nombreuses journées seuls, marchant parfois plus de huit heures.

Départ matinal sous l’humidité de la Grande Verrière

Notre périple nous a fait traverser la Bourgogne, le Beaujolais et les Alpes, en France, puis le Piémont, la Ligurie, la Toscane et l’Ombrie, en Italie. Nous avons profité d’une grande variété de paysages : forêts de sapins ou de hêtres ou encore de charmes, de châtaigniers, de peupliers, vallées, bord de cours d’eau, landes, plaines, nombreux monts et montagnes… Nous avons vu une grande variété de cultures : prairies, luzerne, blé, orge, maïs, tournesol, soja, vignes, noisetiers, oliviers… Nous avons approché de nombreux animaux : chevreuils, lièvres, lapins, marmottes, sanglier, faisans… Nous étions accompagnés chaque jour du coucou. Nous avons vécu une grande amplitude de température, de zéro degré une nuit sous une tente, à 35 degrés en marchant sans ombre dans une plaine. Même si nous recherchions des logements modestes et abordables pour la nuit, nous avons aussi dormi dans des lieux très divers, du lit de camp dans une école désaffectée à la nuit dans un hôtel chic en passant par les dortoirs, la chambre chez l’habitant, la roulotte, la tente, les chambres d’hôtes.

Tout comme en France et parfois plus qu’en France, la nature est quelque peu abîmée par tous les détritus jetés en bordure de route ; certains villages sont magnifiques et bien entretenus notamment en Toscane, d’autres sont désordres et semblent abandonnés.

Direction Athez

Toute expérience apporte son lot de découvertes. Ce chemin a permis beaucoup de temps de silence, de méditation, de prière, de disponibilité pour soi et surtout pour les autres. Les hauts lieux spirituels de Vézelay, de Taizé et d’Ars ont donné le ton avant de faire l’expérience de journées parfois monotones, avec un paysage peu changeant, des journées longues et difficiles physiquement pour moi . Ces journées étaient comme un temps de désert (peut-être pas 40 jours cependant), un temps de remise en cause de la démarche et qui ne trouvait son intérêt que le soir en remettant cette journée à Dieu. Le doute s’estompait de jour en jour à l’approche d’Assise, nouveau lieu spirituel, accomplissement de plusieurs jours de marche où l’on a pu déposer dans la basilique saint François, la basilique sainte Claire et près du corps de Carlo Acutis toutes  les intentions de prières que nous avons portées sur le chemin.

Merci Jean-Marc pour tes encouragements. Bien qu’encore bien loin des conditions de vie de saint François, nous avons quitté notre confort matériel pour se rapprocher de l’Essentiel. Le plus fort pour moi a été de porter dans mon cœur et ma prière les êtres chers et ceux qui m’ont confié des intentions de prière.

La vie s’égrène comme les secondes sur une montre. Les pas sur les chemins nous le rappellent. Que faisons-nous de ce temps ?

Jean-Marc LEMEE

Arrivée à Lamballe

Lire ensuite le témoignage de Jean-Marc Tarlet : Récit : deux « Jean-Marc » sur le chemin d’Assise

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