Témoignages : Léon XIV en France, comment ont-ils vécu cette rencontre ?

À Paris, à Lourdes, des jeunes, des familles et les prêtres de la paroisse étaient présents pour accueillir le Pape et écouter sa parole. Une parole revigorante et un message d’espoir.
Le Pape au stade de France
Le vendredi 25 septembre, entre frères et sœurs, nous nous sommes rejoints à Paris. Puis nous sommes allés au stade de France, à Saint-Denis, dans une ambiance conviviale et très joyeuse au sein des transports en commun. Une fois arrivés au stade de France, nous avons retrouvé d’autres amis, parfois de manière improbable, ce qui est la marque de ces grands rassemblements catholiques.
La veillée a été introduite par Natasha St-Pier et Grégory Turpin qui nous ont interprété leur titre « Pour que le monde ait la vie », spécialement écrit pour la venue du pape. Ensuite le groupe de louange « Glorious » est entré sur scène, ce qui fut une agréable surprise pour nous car ils n’étaient pas programmés. Puis, différents groupes tels que les « Guetteurs » ou encore les « Frangines » se sont produits.
Nous avons pu entendre un témoignage très poignant de Benoit Saint Denis, combattant de MMA (arts martiaux mixtes), qui a échangé avec Orvedi, un jeune homme atteint de dystonie. Ils ont évoqué leur combat en les mettant en parallèle ainsi que l’aide que Dieu leur apporte dans leur quotidien.
Les saints de France
Suite à cela, le pape Léon XIV est entré dans le stade dans une incroyable ferveur. C’était un moment magique. En effet, il a fait le tour du stade en passant juste devant nous ! Par la suite, il s’est adressé aux jeunes en nous assurant que nous étions les saints de France, puis nous avons assisté à un très beau spectacle sur l’histoire des saints français. Plusieurs reliques ont été exposées dont celles de Saint-Brieuc et la tunique d’Argenteuil. Après des temps de louange, des chants plus classiques ont été entonnés par une très grande chorale. Nous avons trouvé magnifique l’Ave Maria chanté par Monroe lors d’une procession avec la statue de la Vierge.
À la fin de la cérémonie, le Pape est reparti en voiture et le public de la fosse est monté sur la scène centrale dans un très beau moment de joie. « Glorious » a alors clôturé la soirée dans une ambiance hors du commun !
Nous garderons en mémoire le message d’espérance du pape nous appelant au « Combat de la foi ». Cette soirée aura été pour nous un moment familial très marquant, d’autant plus que nous avons appris les jours suivants que nous étions passés dans le journal et à la télévision avec le drapeau breton.
Jean-Côme Guinard.
Célébration XXL Des familles réunies…
« Nous voilà partis en famille, en vadrouille, à la capitale pour une rencontre au sommet : rencontre entre un pape et un peuple français divers et uni dans un élan de joie simple et vraie. Ce fut une journée fatigante : longues marches, métros, attentes (…) mais, ô combien revigorante, car vécue en communion fraternelle avec des milliers de personnes avec leurs drapeaux des régions françaises, des drapeaux du Vatican, des drapeaux français, libanais…
La messe fut un moment particulier car nous étions dans une église littéralement à cieux ouverts, de plus de 6 000 m2. Une foule immense offrant un silence incroyable durant l’élévation de l’hostie consacrée.
Nos enfants ont « été touchés d’avoir vu le pape ému », cela l’a rendu accessible et leur a donné l’envie d’être attentifs à ses paroles. Joie, sérénité, émotion, silence, simplicité sont les quelques mots que nous garderons de ce moment à la fois unique dans une vie et historique pour l’Église en France. »
Xavier Percier.
À la rencontre de Léon XIV
Nous sommes partis du Mans samedi matin vers 7 h. En arrivant à la gare, nous avons découvert un couple de pèlerins, puis une famille portant le foulard scout, puis un homme seul, puis un autre, puis plein d’autres. Nous avons partagé des sourires, la joie de notre petit pèlerinage commençait et nous n’étions pas seuls. Arrivés à Paris, la gare Montparnasse était pleine de pèlerins. Dans le métro, habituellement si indifférents, les gens se parlaient, souriaient. Une religieuse nous a partagé sa joie d’avoir assisté, la veille, à la célébration des vêpres devant Notre-Dame de Paris, en présence du Pape, mais aussi de « ses sœurs cloîtrées ». Ces sœurs cloîtrées faisant une sortie littéralement extraordinaire ! Elles en avaient des étoiles dans les yeux. Nous sommes descendus aux Invalides, là tout était déjà suspendu : Paris sans voitures, grouillant de pèlerins de tous âges, chantant.
La joie se lisait sur les visages, dans le bruit des pas pleins d’entrain, et dans les couleurs des drapeaux et bannières qui décoraient le ciel. Arrivés dans notre zone, il y avait beaucoup de convivialité.
Puis, enfin, 14 h approchant, nous nous sommes rapprochés des barrières qui longeaient les Champs- Élysées afin d’apercevoir le Pape lorsqu’il descendrait. Joseph avait apporté la croix de l’aumônerie de l’hôpital de Lamballe, cette croix que les malades embrassent parfois alors qu’il leur récite la prière de fin de vie, pour qu’elle soit bénie par le Pape. C’était évidemment très ambitieux et plein d’espoir… Elle a été portée par une jeune fille qui se trouvait en première ligne. Finalement, elle a été bénie en fin de journée par un prêtre pèlerin que nous avons croisé dans les rues de Paris, après lui avoir raconté notre histoire.
Le Pape est descendu dans sa papamobile, avec son sourire si doux, son regard tendre et si présent. La foule était dans une grande joie et nous étions vraiment très heureux d’honorer cette venue du Pape. Il venait nous rendre visite, à chacun de nous.
Puis la messe a commencé, une très belle messe avec de beaux habits liturgiques, de magnifiques chants, une très belle homélie.
Lors de la communion, lorsque ces 800 000 pèlerins ont communié en même temps, j’ai vraiment ressenti cette communion, que nous avions tous un peu de Jésus en nous, au même moment, au même endroit… le corps du Christ, l’Église.
Puis ce fut la fin. Déjà pensais-je… Toute cette organisation, ces billets de train, faire garder nos enfants, faire des kilomètres, se lever tôt, et voilà, c’était déjà terminé.
Mais en fait, ce n’était que le début, car nous avons reçu beaucoup de grâces ce jour-là, la joie s’est installée au fond du cœur, le bonheur de se savoir aimé, de se savoir ensemble, de se savoir dans la Vérité, d’avoir goûté à cette beauté du Ciel.
Maintenant, à la maison, nos filles de cinq et trois ans chantent « Papa Leone, Pape Leone » en agitant les petits drapeaux du Vatican.
Gwendoline et Joseph Bourguet.
Un renouveau spirituel
Le père Gladimir nous fait part de son ressenti lors de la visite de Léon XIV.
J’ai eu la joie d’être à Paris lors de la visite du pape, le vendredi 25 pour les vêpres à Notre-Dame et le samedi 26 pour la messe aux Champs-Élysées. J’y ai vu un véritable temps de réconfort et d’espérance pour notre Église. Dans les rues de Paris, à Lourdes, à Metz ou devant un écran, tout le monde était attentionné. À l’heure où beaucoup de personnes redécouvrent la foi et cherchent un sens à leur vie, cette visite est selon moi une invitation à accueillir avec gratitude ce renouveau spirituel. Elle est aussi une occasion de reprendre avec courage notre élan missionnaire. Que le message du Saint-Père nous pousse avec foi, simplicité et charité à travailler pour une Église plus vivante et plus témoignante.
Père Gladimir.
Dès l’arrivée de son avion à Tarbes, nous avons ressenti une immense émotion en suivant le cortège de sécurité sur les écrans du sanctuaire. Puis vint le moment tant attendu de son arrivée en papamobile, au milieu d’une foule de pèlerins venus de partout. Partager cet instant avec mon fils a donné à ce moment une dimension encore plus forte et particulière.
Le dimanche, nous avons participé à la messe célébrée dans la prairie, entourés de milliers de personnes réunies dans la prière et le recueillement. La procession mariale fut également un moment de grande intensité, nous avons pu voir de près le pape Léon XIV marcher en procession avec son flambeau à la main, éclairé par les cierges et les prières des pèlerins.
Missionnaires de l’espérance
Tout au long de ce week-end nous a
Nous sommes rentrés avec beaucoup d’émotion, de beaux souvenirs et la joie d’avoir vécu cette expérience unique ensemble.
Comme l’a déclaré le Pape Léon XIV le 27 septembre « Pèlerins, frères et sœurs, vous ne repartirez pas de Lourdes comme vous y êtes arrivés : vous repartirez en missionnaires de l’espérance »
Nathalie Le Bris.



