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Retour sur le Festival Notre Dame de Grande Puissance à Lamballe du 27 avril au 3 mai 2026

Le thème de cette année : l’Intelligence artificielle (IA), cet outil qui envahit dorénavant nos vies depuis trois ou quatre ans. Pour permettre à ceux qui n’ont pu y participer de s’en faire une idée, voici une courte synthèse de cette semaine de conférences et d’échanges.

Le lundi soir : en fait qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

Derrière le terme « intelligence », l’IA reste un outil informatique : elle transforme des données en résultats grâce à des probabilités, sans aucune compréhension ou conscience, mais parfois pilotées par des intentions humaines qui doivent nous interroger sur la fiabilité des réponses.

L’IA incarne une intelligence « froide », purement calculatoire, là où l’humain allie raison, émotions et intuition : une différence fondamentale qui questionne notre rapport à la technologie.

Le vrai enjeu n’est pas de craindre ou d’idolâtrer l’IA, mais de lui donner une place juste : un outil au service de l’épanouissement humain, régulé collectivement pour préserver ce qui nous définit.

Le mardi soir : l’IA au service de l’éducation

L’IA offre des opportunités pédagogiques inédites, mais son usage non maîtrisé peut fragiliser l’attention, la mémoire et l’esprit critique des apprenants.

L’éducation à l’ère de l’IA doit allier vigilance et innovation : utiliser la technologie comme un outil au service de l’humain, tout en préservant ce qui fait notre singularité : la curiosité, la créativité et le lien social.

Le mercredi soir, un film : Ex Machina, écrit et réalisé par Alex Garland, sorti en 2014

C’est un film d’anticipation dont l’intérêt est de montrer l’opposition entre l’Homme et la machine et d’interroger le spectateur sur sa propre humanité face à une IA en quête d’identité.

Le jeudi soir : l’IA au service de la société civile

L’IA expose 18 % des métiers à des mutations profondes.

La face cachée de l’IA réside dans sa consommation extrême en eau et en énergie et la souveraineté mondiale se joue désormais sur le contrôle des terres rares et des puces électroniques.

L’intégration de l’IA doit éviter le piège de l’épuisement cognitif en préservant des tâches humaines. Le respect de la dignité et la subsidiarité garantissent que la machine reste une simple assistante.

Les collectivités utilisent l’IA pour améliorer le service public, mais le décideur humain doit impérativement garder le pilotage final pour ne jamais céder son discernement.

Le vendredi soir : l’Homme, créature de Dieu, et le robot, créature de l’Homme

L’IA est une machine de silicium qui affiche des corrélations sans en comprendre le sens ; l’humain, lui, pense avec son corps, ses émotions et sa vulnérabilité. Le projet transhumaniste de l’homme « augmenté » cherche la performance et le « surhomme », tandis que l’anthropologie chrétienne valorise l’unité corps-âme-esprit et la finitude humaine.

En s’appuyant sur la doctrine sociale, l’Église propose de mettre l’IA au service du bien commun, pour cultiver (au sens large) la Terre et servir les plus fragiles.

Bref, préservons-nous de la tendance actuelle à robotiser l’homme et à humaniser le robot.

L’IA, donc, un outil puissant à utiliser avec discernement. Que vous ayez participé ou non aux rencontres du festival 2026, cultivez votre intérêt et votre vigilance en rejoignant les « Rencontres du Parvis » qui permettront de poursuivre la réflexion d’ici à juin 2027.

L’équipe d’organisation du festival Notre Dame 2026.

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